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Madrid somme Rome de lever ses contrôles frontaliers
information fournie par Reuters 07/08/2026 à 23:12
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Traversées massives de migrants à pied et par mer du Maroc vers le territoire espagnol, à Ceuta

Traversées massives de migrants à pied et par mer du Maroc vers le territoire espagnol, à Ceuta

Le gouvernement espagnol a menacé vendredi ‌d'imposer des mesures de rétorsion aux voyageurs en provenance d'Italie si Rome ne levait ​pas d'ici dimanche les contrôles frontaliers instaurés à l'encontre de l'Espagne après un afflux de migrants sans précédent dans l'enclave nord-africaine de Ceuta.

Le gouvernement italien a répondu qu'il ​n'accepterait aucun "ultimatum" de Madrid, ajoutant qu'il maintiendrait en place ces restrictions jusqu'au 15 août au moins. Il avait ​précédemment affirmé qu'elles resteraient appliquées jusqu'à la ⁠fin du mois.

Dans un communiqué, Madrid estime que les mesures italiennes sont "injustes, contraires ‌aux intérêts de l'Union européenne et discriminatoires à l'égard de la population espagnole".

Le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez souligne par ailleurs qu'aucun ​des migrants arrivés de manière ‌irrégulière à Ceuta la semaine dernière n'a pu entrer librement ⁠dans l'espace Schengen de libre circulation en vertu des règles migratoires spécifiques applicables à l'enclave.

Cet afflux massif et soudain a mis à l'épreuve les autorités de Madrid mais ⁠aussi l'Union européenne ‌dans son ensemble, dont plusieurs membres, comme l'Italie, se sont élevés contre ⁠une atteinte à l'intégrité de l'espace Schengen.

La mesure du gouvernement de Giorgia Meloni, ‌prise le 31 juillet, a contribué à tendre les relations diplomatiques ⁠entre Rome et Madrid. Selon certains de ses détracteurs, elle est ⁠avant tout symbolique et ‌destinée à satisfaire son opinion publique.

La coalition de droite de Giorgia Meloni, arrivée au ​pouvoir en 2022 avec la promesse ‌de réduire l'immigration illégale, fait face à une pression croissante du parti d'extrême droite "Futur national" dirigé par l'ancien ​général Roberto Vannacci, dont le discours anti-immigration rencontre un certain écho auprès d'une partie de l'électorat conservateur.

"On a l'impression que Mme Meloni est en croisade", a ⁠déclaré la ministre espagnole de la Jeunesse, Sira Rego, à la chaîne publique TVE1.

Dans son communiqué publié vendredi, le gouvernement espagnol souligne que l'Italie a enregistré le plus grand nombre d'entrées irrégulières sur son territoire ces dernières années, avec des chiffres deux fois supérieurs à ceux de l'Espagne.

(Victoria Waldersee; version française Nicolas Delame, édité par ​Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse)

3 commentaires

  • 09 août 16:38

    Un pays de l’Union européenne ne doit pas imposer des entrées massive de migrants sans le consentement des autres membres point barre!!!!


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